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Entretien professionnel et sanction financière

La réforme de 2014 a instauré l’obligation, pour toutes les entreprises, de mise en place l’entretien professionnel à organiser tous les 2 ans pour tous les salariés avec un bilan à 6 ans.

Cet entretien est destiné à envisager les perspectives d’évolution professionnelle du salarié et les formations qui peuvent y contribuer.

L’année 2020 marquait la fin de la première période de 6 ans.

En raison du contexte sanitaire les échéances suivantes initialement prévues ont été modifiées selon la loi n° 2021-689, 31 mai, art. 8 XIX et XX : JO, 1ER juin 2021 :

  • Réalisation des entretiens professionnels du 1er semestre 2021 : échéance reportée au 30 juin 2021 inchangée
  • Justification des obligations relatives à l’entretien professionnel et à l’entretien « état des lieux » prolongée jusqu’au 30 septembre 2021
  • Application de la pénalité financière (3000 € par salarié) due par les entreprises d’au moins 50 salariés en cas de non-respect de leurs obligation repoussée au 1er octobre 2021.

 

Notre équipe vous accompagne, contactez 

Emmanuelle GAUTHERON à l’adresse egautheron@maisondesentreprises.com ou par téléphone au 03 80 77 85 15


DANS LE DÉTAIL :

La sanction financière prévue pour l’entretien professionnel est suspendue jusqu’au 30 septembre 2021

L’application de la pénalité financière due par les entreprises d’au moins 50 salariés en cas de non-respect de leurs obligations liées à l’entretien professionnel est repoussée au 1er octobre 2021. Ce nouveau délai est issu de la loi du 31 mai 2021 relative à la sortie de crise sanitaire.

L’article 8 de la loi n° 2021-689 du 31 mai 2021 relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire contient des aménagements concernant l’application de la sanction financière en cas de non-respect par l’employeur de ses obligations liées à l’entretien professionnel.

  • Une réalisation des entretiens professionnels jusqu’au 30 juin 2021 = inchangé

Le salarié bénéficie tous les 2 ans d’un entretien professionnel avec son employeur consacré à ses perspectives d’évolution professionnelle. Tous les 6 ans, cet entretien fait un état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié.

En raison de la crise sanitaire liée à l’épidémie de la Covid-19, l’entretien professionnel intervenant entre le 1er janvier 2020 et le 30 juin 2021 peut être reporté à l’initiative de l’employeur jusqu’au 30 juin 2021.

Peuvent être réalisés jusqu’au 30 juin 2021, les entretiens professionnels bisannuels et l’entretien « récapitulatif » ayant lieu tous les 6 ans.

Cette date limite du 30 juin 2021 n’est pas modifiée par la loi du 31 mai 2021 relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire.

 

  • Une prolongation du droit d’option jusqu’au 30 septembre 2021

En revanche, cette loi prolonge de 3 mois le droit d’option ouvert aux employeurs. Concrètement, jusqu’au 30 septembre 2021, l’employeur peut justifier de ses obligations relatives à l’entretien professionnel et à l’entretien « état des lieux » de deux manières différentes :

– soit en appliquant la règle issue de la loi du 5 mars 2014 et en démontrant que le salarié a bénéficié des entretiens professionnels tous les 2 ans et au moins deux des trois mesures suivantes : formation, acquisition d’éléments de certification et progression salariale ou professionnelle;
–  soit en appliquant la règle issue de la loi du 5 septembre 2018 et en démontrant que le salarié a bénéficié des entretiens professionnels tous les 2 ans et d’au moins une formation autre qu’une formation « obligatoire ».

 

  • Une application de la pénalité financière à compter du 1er octobre 2021

Dans les entreprises d’au moins 50 salariés, le CPF du salarié est abondé lorsque l’employeur n’a pas respecté ses obligations liées à l’entretien professionnel. Le montant de l’abondement à verser par l’employeur est fixé à 3 000 euros.

L’application cette pénalité financière est actuellement neutralisée jusqu’au 30 juin 2021. Cette suspension est prolongée jusqu’au 30 septembre 2021.

A compter du 1er octobre 2021, la sanction sera de nouveau applicable. Toutefois, pour apprécier son application, la date à laquelle l’employeur a procédé à l’entretien professionnel faisant un état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié sera prise en considération compte tenu du report de délai.

n° 2021-689, 31 mai 2021, art. 8 XIX et XX : JO, 1er juin 2021

Protégé : Portrait d’entreprise #4 : BPI

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Protégé : Taxe d’apprentissage 2021 : soutenez l’emploi et la formation de vos futurs professionnels

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6 nouvelles mesures en faveur de l’inclusion dans l’emploi des personnes en situation de handicap

À l’occasion de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, Elisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, a annoncé six nouvelles mesures en faveur de leur inclusion dans l’emploi.

  1. Le rapprochement des réseaux Pôle emploi et Cap emploi : afin que les demandeurs d’emploi en situation de handicap et les employeurs bénéficient d’un lieu unique d’accompagnement, le rapprochement des réseaux Pôle emploi et Cap emploi sera effectif dans l’ensemble des 930 agences de Pôle emploi dès l’année prochaine,
  2. Le prolongement de 4 mois – jusqu’au 30/06/2021 – de la prime de 4000€ d’aide à l’embauche des personnes en situation de handicap pour donner plus de temps aux employeurs de s’en saisir. Objectif : 30 000 personnes recrutées.
  3. Dans le cadre du plan France Relance, l’allocation de 68 millions € à la transformation des « Entreprises adaptées«  qui accueillent des personnes en situation de handicap, afin de leur permettre de devenir des partenaires économiques et des viviers de compétences pour les entreprises,
  4. La mobilisation de 15 millions € pour développer l’expérimentation « Emploi accompagné » dans le cadre du plan France Relance afin de faciliter l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap,
  5. L’accès facilité des jeunes en situation de handicap à l’apprentissage grâce à l’harmonisation des règles de prise en charge des financements nécessaires pour sécuriser leurs parcours au sein des CFA,
  6. La prise en compte du handicap, dès le 1er juillet 2021, dans toutes les certifications professionnelles afin d’assurer aux personnes handicapées que celles et ceux qui les entourent sont sensibilisés à leur situation.

Assouplissement en matière d’entretiens professionnels et validation des acquis de l’expérience (VAE)

 

L’ordonnance n° 2020-1501 du 2 décembre 2020 apporte de nouveaux assouplissements en matière d’entretiens professionnels et en matière de validation des acquis de l’expérience (VAE).

En matière d’entretiens professionnels, cette ordonnance prévoit :

  • D’une part la possibilité pour l’employeur de reporter, jusqu’au 30 juin 2021, la réalisation des entretiens professionnels (entretiens professionnels périodiques, entretien professionnel faisant un état des lieux récapitulatif, à l’exception des entretiens professionnels de « reprise ») intervenant, en application des dispositions du code du travail, entre le 1er janvier 2020 et le 30 juin 2021.

 

  • Cette ordonnance prolonge, d’autre part, le droit d’option dont peut se prévaloir l’employeur pour justifier des mesures susceptibles de l’exonérer de l’abondement correctif du CPF de chaque salarié concerné. Il peut choisir entre l’option « application de la loi du 5 mars 2014 » (= justifier des entretiens professionnels et de 2 des 3 mesures étant : la réalisation d’une action de formation, l’acquisition d’éléments de certification par la formation ou la VAE, la progression professionnelle ou salariale) ou l’option « application de la loi du 5 septembre 2018 » (= justifier des entretiens professionnels et d’une formation autre qu’une formation « obligatoire ») pour les entretiens professionnel faisant un état des lieux récapitulatif devant intervenir jusqu’au 30 juin 2021.

 

  • Enfin, l’ordonnance adapte, en cohérence les dispositions relatives à la suspension du versement des abondements correctifs jusqu’au 30 juin 2021.

Note UIMM – Forfaits jours – calcul du nombre de JRTT pour 2021

Ordonnance 2 décembre – Les entretiens professionnels peuvent être réalisés jusqu’au 30 juin 2021

Protégé : Portrait d’entreprise #5 : GEIQ Industrie 21

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Préparez-vous au nouveau dispositif conventionnel : descriptifs d’emploi

Adossé aux organisations patronales, Défi 2 Conseil s’appuie sur une équipe de terrain, proche des entreprises, pour proposer une panoplie de solutions pour le développement des entreprises, en matière de droit social, ressources humaines, management, QHSE et développement industriel. 

Vous souhaitez :

  • Rédiger les descriptifs d’emplois
  • Anticiper le nouveau système conventionnel de classification de la Métallurgie avant son entrée en vigueur

NOS SOLUTIONS

Nous vous accompagnons à l’élaboration de vos descriptifs de postes indispensables pour :

  • Définir les compétences des emplois
  • Clarifier les liens hiérarchiques et le niveau de responsabilités
  • Disposer d’un outil d’aide à la mobilité et à la gestion de carrière
  • Cibler les critères de recrutement
  • Identifier les besoins en formation – aide à la construction du plan de formation
  • Évaluer les compétences des salariés
  • Répondre à des prérequis dans le cadre d’une démarche de certification
  • Optimiser vos recrutements en simplifiant vos fiches de postes

NOS OUTILS ET MÉTHODES

  • Analyse des emplois et des compétences
    • Recueil des données de l’entreprise en lien avec les référents (dirigeant, RH, responsable de service)
    • Lien avec les référentiels métiers de la métallurgie
  • Fiche descriptive de poste
    • Aide à la rédaction selon les critères précis, objectifs et synthétiques
    • Structuration selon une formalisation adaptée
    • Description du contenu organisé en rubriques et éléments fondamentaux
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NOS ATOUTS :

Notre connaissance des métiers industriels en lien avec l’observatoire national des emplois et qualifications de la métallurgie

Notre expertise en matière de classification des emplois en lien avec le dispositif conventionnel de la métallurgie

 

 

Pour plus d’informations, contactez au 03 80 77 85 11

Protégé : Portrait d’entreprise #4 : UMS

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Aide exceptionnelle aux employeurs d’apprentis

Dans le cadre de la loi de finance rectificative pour 2020, le législateur était venu poser le principe d’une aide au recrutement des apprentis et des contrats de professionnalisation dont les modalités devaient encore être fixées par décret. En ce sens, deux décrets ont été publiés au journal officiel le 25 août 2020. Vous trouverez ci-dessous les principales dispositions de ces deux décrets :

AIDE EXCEPTIONNELLE AUX EMPLOYEURS D’APPRENTIS

L’aide exceptionnelle est versée aux contrats d’apprentissage conclus entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021 et visant un diplôme ou un titre à finalité professionnelle équivalent au plus au niveau 7 du cadre national des certifications professionnelles (ex : Master, titre ingénieur) pour la première année d’exécution du contrat d’apprentissage : 

  • aux entreprises de moins de 250 salariés sans condition particulière ;
  • aux entreprises d’au moins 250 salariés aux conditions suivantes :
    • Sous condition d’un pourcentage minimal de salariés en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation dans son effectif au 31 décembre 2021 à hauteur d’au moins 5 % de l’effectif salarié
    • Si cet effectif n’atteint que 3 %, l’entreprise pourra bénéficier de l’aide si :
                     – L’entreprise justifie au 31 décembre 2021 d’une progression d’au moins 10 % par rapport à l’année 2020 de son effectif salarié en apprentissage et en contrat de professionnalisation
      ou
                     – L’entreprise connaitra une progression au 31 décembre 2021 de son effectif salarié en apprentissage et en contrat de professionnalisation et se trouvera dans le périmètre d’un accord de branche prévoyant dans cette branche au titre de l’année 2021 une progression d’au moins 10 % du nombre de salariés en apprentissage et en contrat de professionnalisation par rapport à l’année 2020

Lorsque l’entreprise remplit les conditions d’éligibilité, elle bénéficie d’une aide forfaitaire comme suit, qui est versée en fonction de l’année d’exécution du contrat d’apprentissage et de l’âge de l’apprenti :

* Les entreprises de moins de 250 salariés qui bénéficient de l’aide exceptionnelle à l’apprentissage peuvent bénéficier de l’aide unique à l’apprentissage, pour la durée du contrat d’apprentissage restant à courir, dans les conditions prévues aux articles D. 6243-1 à D. 6243-4 du Code du travail (diplôme ou un titre à finalité professionnelle équivalant au plus au niveau 4 [baccalauréat]).


Le montant prévu pour l’apprenti majeur s’applique à compter du 1er jour du mois suivant le jour où l’apprenti atteint dix-huit ans.
L’aide est versée chaque mois avant le paiement de la rémunération par l’employeur. Chaque mois d’exécution du contrat, l’employeur transmet le bulletin de paie du salarié du mois concerné à l’Agence de services et de paiement. A défaut de transmission du bulletin, l’aide est suspendue le mois suivant.
En cas de rupture anticipée du contrat d’apprentissage, l’aide n’est pas due à compter du mois suivant la date de fin du contrat.
En cas d’une suspension du contrat conduisant au non versement de la rémunération par l’employeur à l’apprenti, l’aide n’est pas due pour chaque mois considéré.

Le bénéfice de l’aide est subordonné au dépôt du contrat d’apprentissage par l’opérateur de compétences auprès de l’autorité administrative et, pour les entreprises d’au moins 250 salariés, à la transmission par l’employeur de l’engagement d’effectif, attestant sur l’honneur qu’il va respecter les obligations dans un délai de huit mois à compter de la date de conclusion du contrat à l’Agence de services et de paiement. A défaut de transmission dans ce délai, l’aide n’est pas due.

Lien : Décret n° 2020-1085 du 24 août 2020 relatif à l’aide aux employeurs d’apprentis prévue à l’article 76 de la loi n° 2020-935 du 30 juillet 2020 de finances rectificative pour 2020

AIDE EXCEPTIONNELLE POUR LES CONTRATS DE PROFESSIONNALISATION

L’aide exceptionnelle, d’un montant de 5 000 euros maximum pour un salarié mineur et de 8 000 euros maximum pour un salarié majeur (ce dernier montant s’appliquant à compter du 1er jour du mois suivant le jour où le salarié en contrat de professionnalisation atteint dix-huit ans) est versée pour la première année du contrat de professionnalisation conclu entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021 lorsque le salarié est âgé de moins de 30 ans à la date de conclusion du contrat : 

  • sans condition supplémentaire pour les entreprises de moins de 250 salariés ;
  • sous les conditions suivantes pour les entreprises de 250 salariés et plus :
    • Sous condition d’un pourcentage minimal de salariés en contrat d’apprentissage ou en contrat de professionnalisation dans son effectif au 31 décembre 2021 à hauteur d’au moins 5 % de l’effectif salarié
    • Si cet effectif n’atteint que 3 %, l’entreprise pourra bénéficier de l’aide si :
                     – L’entreprise justifie au 31 décembre 2021 d’une progression d’au moins 10 % par rapport à l’année 2020 de son effectif salarié en apprentissage et en contrat de professionnalisation
         ou
                     – L’entreprise connaitra une progression au 31 décembre 2021 de son effectif salarié en apprentissage et en contrat de professionnalisation et se trouvera dans le périmètre d’un accord de branche prévoyant dans cette branche au titre de l’année 2021 une progression d’au moins 10 % du nombre de salariés en apprentissage et en contrat de professionnalisation par rapport à l’année 2020

Le contrat de professionnalisation doit viser la préparation d’un diplôme ou d’un titre à finalité professionnelle équivalant au plus au niveau 7 du cadre national des certifications professionnelles (ex : Master, titre ingénieur). L’aide est également versée pour la préparation d’un certificat de qualification professionnelle (CQP) ou dans le cadre d’un contrat de professionnalisation expérimental.

L’aide est versée chaque mois avant le paiement de la rémunération par l’employeur. Chaque mois d’exécution du contrat, l’employeur transmet le bulletin de paie du salarié du mois concerné à l’Agence de services et de paiement. A défaut de transmission du bulletin, l’aide est suspendue le mois suivant.

En cas de rupture anticipée du contrat de professionnalisation, l’aide n’est pas due à compter du mois suivant la date de fin du contrat.
En cas de suspension du contrat conduisant au non-versement de la rémunération par l’employeur au salarié bénéficiaire du contrat de professionnalisation, l’aide n’est pas due pour chaque mois considéré.

Le bénéfice de l’aide est subordonné au dépôt du contrat de professionnalisation par l’opérateur de compétences auprès de l’autorité administrative et, pour les entreprises d’au moins 250 salariés, à la transmission par l’employeur de l’engagement d’effectif, attestant sur l’honneur qu’il va respecter les obligations dans un délai de huit mois à compter de la date de conclusion du contrat à l’Agence de services et de paiement. A défaut de transmission dans ce délai, l’aide n’est pas due.

Lien : Décret n°2020-1084 du 24 août 2020.

Protégé : Portrait d’entreprise #3 : Robotics Valley

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